La composition du gaz naturel français

Mélange gazeux d’hydrocarbures présent notamment naturellement dans certaines roches poreuses, le gaz naturel a une composition et des qualités énergétiques qui peuvent considérablement varier selon son origine.

Le gaz naturel consommé en Europe est aujourd’hui majoritairement du gaz conventionnel non associé (i.e. qui provient d’un gisement indépendant d’un réservoir de pétrole). En France, il provient principalement de Norvège, de Russie, des Pays-Bas et d’Algérie.

                                                              

Origine du gaz naturel importé en France en TWh

(Source : SOeS, BP Statistical Review of World Energy (Juin 2018))

Même si le gaz naturel injecté dans le réseau est composé à au moins 80% de méthane (CH4), il est également composé d’autres alcanes (éthane, propane, butane) et de gaz inertes (dioxyde de carbone, azote). C’est les alcanes qui déterminent le pouvoir calorifique du gaz (i.e. la quantité d’énergie qu’il contient) : plus la proportion d’alcanes est élevée, et plus le pouvoir calorifique du gaz est haut. Ainsi, selon le graphique ci-dessous, le gaz néerlandais est de moins bonne qualité que le gaz russe. De même, le gaz algérien même s’il contient relativement peu de méthane (83%) a un pouvoir calorifique élevé dû à la présence d’autres alcanes.

A noter qu’en France, on ajoute également au gaz un odorant, le mercaptan permettant son identification simple en cas de fuites.

 

Composition du gaz naturel et du biogaz venant de différentes sources

(Source : Société chimique de France, Biogaz Energie Renouvelable)

 

Le gaz naturel peut également être produit à partir de déchets organiques, on parle alors de biogaz. Ce dernier présente l’avantage d’être renouvelable et d’avoir un bilan CO2 presque neutre (le CO2 émis lors de sa combustion aurait sinon été émis dans l’atmosphère lors de la décomposition des déchets). Il comprend en revanche moins de méthane que le gaz conventionnel et a donc un pouvoir calorifique plus faible que ce dernier. Ainsi pour pouvoir être intégré au réseau, il doit être épuré de son CO2 pour atteindre des taux de méthane comparables à ceux du gaz conventionnel.